Le vrai visage de l’élevage au Québec… ou ce qui différencie un puppymills d’un éleveur réel.

Publié le par Johanne Parent

Le terme puppymills est souvent utilisé à tort par de nombreux activistes dans le chiens qui font le « rescue », c’est-à-dire le sauvetage de chiens pour les revendre à des familles. Les revendre oui, car le prix demandé pour leur adoption dépasse largement le prix investi pour la nourriture, la stérilisation et la vaccination du chien.

 

Le vrai puppymills est une entreprise lucrative qui exploite les chiens de reproduction au maximum. Les femelles sont saillies à chacune de leurs chaleurs. Elles sont gardées en cage 24hrs sur 24 et 7 jours sur 7…. sauf les quelques minutes quotidienne servant au nettoyage de la dite cage! Très peu de puppymills peuvent garder leurs chiens de moyennes et grandes races à l’extérieur car les règlementations municipales sont de plus en plus sévères et la plupart exigent que les chiens dorment à l’intérieur la nuit. À moins d’avoir des chiens nordiques, garder des chiens dehors la nuit est presque mission impossible. Les femelles mettent bas dans cette même cage et y élève leurs petits jusqu’au moment de la vente des chiots aux animaleries et via les petites annonces dans les journaux et sur internet.

 

Les chiens ne sont que rarement toilettés… souvent rasés pour éliminer totalement le toilettage nécessaire pour le chien. Les chiens retraités et âgés sont abandonnés dans un coin, une cage à l’écart, ou ils attendent leur mort ou sont carrément envoyés au paradis des wouafs sans aide vétérinaire.

 

Les chiots sont vendus sous des noms de race spécifique tels que Labrador, Bichon, Chihuahua, etc sans être enregistrés ou sont vendus sous des appellations un peu plus rigolotes du genre Cockapoo, Schnoodle ou d’autres tout aussi loufoques.

 

Le puppymiller (exploitant d’un puppymills) se mets du fric plein les poches et parfois est assez riche pour se payer une belle grosse maison luxueuse comme ce fut le cas il y a une quinzaine d’années avec un puppymills de Ste-Anne-des-Plaines.

 

Le puppymills est donc un exploitant, tout comme l’agriculteur éleveur de bovins, d’ovins ou de porcs, il vit de la vente des animaux. Mais contrairement à l’exploitant agricole qui aime ses animaux et en prend soins, le puppymiller voit en ses chiens que le fric qu’ils rapportent.

 

Une autre catégorie d’éleveurs a vu le jour et est désigné sous le nom de backyard breeder, c’est-à-dire un éleveur de fond de cour. Cet éleveur est plus petit que le puppymills, possédant beaucoup moins de chiens mais faisant l’élevage de chiens sans papiers, non enregistrés, sous les mêmes appellations. La différence se situe au niveau des reproducteurs qui sont gardés dans la maison ou une pièce annexe et la publicité se fait souvent sous les termes « élevage familial, élevage en famille ». Ces éleveurs ont souvent que peu de réelles connaissances du chien et se foutent des papiers au point de vous dire que ça coûte trop cher de faire enregistrer un chiot! Tout comme le puppymills, ces éleveurs écoulent leurs chiots dans les animaleries ou les petites annonces. Plusieurs ont même leur carte d’affaires affichées sur les babillards!

 

Pourquoi n’enregistrent-ils pas leurs chiots?

 

Ce n’est souvent pas une question de fric, mais une question administrative. La plupart ne parlent pas anglais et le CKC, malgré ses services en français, n’est pas toujours facile d’approche. Par exemple si vous devez discuter d’un problème financier ou de généalogie, votre interlocuteur au CKC sera dans 99% des cas un anglophone. La gestion des papiers avec un organisme anglophone situé à Toronto est effrayante pour ces gens qui ne savent pas par où commencer car, il n’existe pas de formation ou de mode d’emploi concernant les procédures légales en matière d’élevage.

 

Même la Loi sur la Généalogie des Animaux au Canada est ignorée par la majorité des éleveurs! Cette loi est pourtant claire et si vous ne possédez pas le papier légal (certificat d’enregistrement) pour prouver que ce chien est un chien de telle ou telle race, vous ne pouvez prétendre vendre un chien de race x ou y.

 

Ce que ça veut dire en clair c’est que si vous annoncez des chiots à vendre sous les noms de Husky, Labrador, Pug, Caniche, Bichon, ChowChow, etc…. et qu’ils ne sont pas enregistrés, vous êtes passible de poursuite par la Gendarmerie Royale du Canada. En effet, comme la Loi sur la Généalogie des Animaux est une loi du Ministère de l’Agriculture du Canada, c’est la GRC qui gère les plaintes.

 

Vous devez donc vendre vos chiots sous les appellations « croisée ou de type »…. Par exemple : Labrador croisé, Chien de type Labrador.

 

Et enfin vient la catégorie autre, celles des éleveurs pure race qui enregistrent leurs chiots au Club Canin Canadien (CKC). Il n’y a aucune obligation à devenir membre du CKC pour pouvoir enregistrer les chiots. Les parents doivent cependant être enregistrés dans un registre reconnu par le CKC ou au CKC lui-même pour être en mesure d’enregistrer la descendance.

 

Être un éleveur qui enregistre ses chiots ne veut pas dire qu’il s’agit d’un éleveur compétant et fiable. Le coût pour l’enregistrement d’un chiot au Club Canin Canadien (CKC) ou à la Fédération Canine du Canada (CFC) est de moins de $50 incluant tous les frais… pour un non membre! Pour les membres, ce coût est souvent moindre. Pour les races non reconnues au Canada, donc non reconnues par le CKC ou la FCC, les chiots doivent être enregistrés aux États-Unis par le American Kennel Club (AKC) ou le United Kennel Club (UKC) pour les races non reconnues par le AKC.

 

Maintenant, mis à part le statut de race pure ou chien de type, qu’est-ce qu’un éleveur réel?

 

Un éleveur réel, c’est d’abord et avant tout un éleveur qui aime ses chiens au point de les garder toute leur vie. Il en place parfois dans des familles d’accueil, mais garde tous ses chiens car il les considère comme des membres de sa famille.

 

Ce n’est pas parce que Daisy ou Fido ne reproduisent plus, qu’ils sont à la retraite, que l’éleveur s’en débarrasse comme d’une vieille chaussette! Ces chiots, l’éleveur les aura utilisé pour la reproduction oui, mais il aura aussi fait des activités avec eux tels que l’obéissance, la conformation, etc. La plupart de ces éleveurs auront une affection toute particulière pour leurs retraités car ils ont eu une belle descendance et ils sont en contact avec les propriétaires de leurs chiots.

 

Lorsque vient le temps d’envoyer l’un de ces retraités au paradis des chiens, l’éleveur pleure comme si l’un de ses enfants était envoyé à la morgue. Ces éleveurs aiment leurs chiens souvent au détriment de leur vie sociale, professionnelle ou familiale.

 

Combien de sorties en famille perdues parce qu’un chien devait être supervisé étroitement? Combien d’heures de travail investies dans les soins et l’entretien de ses chiens? Et au fil des ans, le cercle d’amis se limite souvent aux autres éleveurs que l’on rencontre en exposition ou en concours! On vit avec des chiens, on parle chien, on pense chien…. Bref le chien devient la pierre angulaire de notre vie et sans eux on est perdu.

 

Mais comment devient-on un éleveur?

 

Pour y répondre, je vais vous raconter mon histoire car c’est aussi celle de la majorité des autres éleveurs de race pure.

 

Dans ma famille nous avons toujours eu un chien de compagnie. L’une d’elle fut Kimi, une croisée Caniche-Cocker que j’ai eu en cadeau de ma grand-mère pour mon 6ème anniversaire, notre chien précédant, un croisé berger, étant décédé. Bien qu’elle fut ma chienne, Kimi fut élevée et éduquée par mes parents. Au fil des ans mon intérêt pour le chien se développa et dès l’âge de 9 ans, je fis la connaissance d’un maître-chien reconnu et éleveur de Berger Allemand, un voisin, qui avait son élevage dans le garage de son duplex de Tétrauville. Avec lui, j’ai appris à entraîner les chiens pour l’obéissance et à m’occuper des chiots. Je suis donc devenue éducateur canin et, mes clients aidant, car ils avaient tous ou presque eu des problèmes avec leurs chiens, j’étais devenue contre les éleveurs et l’élevage. Trop de clients avaient des chiots mal socialisés, peureux ou malade (dysplasie, épilepsie, etc).

 

Après le départ de Kimi, j’adoptais une femelle de type husky que je dû donner à un musher parce que ma mère n’en voulait plus à la maison…. un husky en appartement vous y pensez? Partie de la maison, j’eu ma première pure race, une Labrador noire enregistrée qui fut excellente en agility et en obéissance, mais que je dû envoyer au paradis des chiens pour cause de dysplasie de la hanche. Ensuite vint Grungeau, un mâle Cocker Américain avec lequel j’ai fait de l’obéissance et mon initiation à la conformation à la fin des années 80. Le weekend suivant l’obtention de son titre de champion canadien, un éleveur est venu me le voler chez moi. Étudiante, j’avais un grand enclos dans lequel mon chien passait quelques heures chaque jours (l’avant-midi) pendant que j’allais en classe. Cet enclos annexé à la maison, il pouvait entrer et sortir comme il voulait par une chatière. J’ai revu ce cocker 6 mois plus tard en expo avec un tatouage falsifié dans l’oreille ….

 

Ensuite, je pris mon temps pour choisir mon futur chien. Je voulais une race inconnue ou du moins non populaire. Je voulais un chien nordique, car c’est ma passion. Je voulais un chien qui puisse vivre en appartement. En avril 1991, j’importais Shaggy, ma première femelle Eurasier. Elle ne fut jamais achetée dans un but d’élevage! Je voulais simplement un chien de compagnie qui corresponde à mes critères de recherche.

 

Mais voilà le point commun de mon histoire avec la majorité des autres éleveurs… je suis tombée en amour avec la race! À cette époque, aucun élevage n’était connu en Amérique du Nord et la race n’était pas connue ici. En fait, Shaggy fut probablement la première Eurasier importée en Amérique. Je suis devenue membre du club de race en France, puis de celui de d’autres pays européens pour me renseigner sur la race en profondeur. Ensuite vint l’importation de mon premier couple reproducteur, une femelle championne internationale de beauté âgée de 4 ans et un mâle âgé de 13 mois…. tous deux certifiés avec des hanches A, donc excellentes.

 

Ce couple me donna 2 portées. Je dû ensuite importer d’autres reproducteurs afin de diversifier les lignées pour éviter les mariages inbreeding (père-fille, mère-fils, frère-sœur).

 

Au court des années, j’ai produit un maximum de 3 portées annuellement (toutes races confondues car à une époque j’avais 2 à 4 samoyèdes  et maintenant j’ai des Chiens Finnois de Laponie). Certaines années, aucune portée ne fut produite par manque de réservations car en effet, je fais saillir une chienne uniquement quand j’ai un nombre minimal de 3 à 4 réservations… pour une race dont les portées sont constituées généralement de 4 à 7 chiots.

 

Mes femelles produisent de 1 à 3 portées dans toute leur vie. Et comme je les aime et qu’elles font partie de la famille, je les garde pendant la durée de leur retraite. Certaines personnes m’ont conseillé au fil des ans, en pensant bien faire, mais avec une mentalité puppymills…. "Ils ne reproduisent plus alors donnent les à des familles ou des refuges! Fais les piquer! "

 

Mais comment peut-on donner un membre de sa famille? C’est comme pour nos petits vieux qui se retrouvent empilés dans les centres d’accueil parce que leurs familles ne veulent plus s’en occuper. Pour moi, tant que le chien est en santé, qu’il mange et boit seul, qu’il est alerte et en vie…. De quel droit puis-je disposer d’eux comme d’une vieille chaussette que je jetterais à la poubelle?

 

C’est comme ça qu’un éleveur qui aime vraiment ses chiens se retrouve avec un cheptel qui peu paraître énorme pour certains. Quand je dis aux gens que j’ai souvent une douzaine de chiens dans la maison avec moi, ils tombent sur le cul…. Bouche bée ils me regardent et me traite de folle!

 

Mais si vous y pensez un peu, vous comprendrez vite pourquoi un éleveur voit vite son cheptel tripler et plus. Au départ, on a un mâle et une femelle. On les reproduit ensemble et on garde une fille. Pendant 2 à 4 ans on l’éduque, la nourri etc avant de lui faire avoir une portée. On paiera peut-être une saillie à l’extérieur et dans ce cas on voudra garder la lignée et donc, hop on garde encore une fois une descendance… des 2 chiens qui avaient été acheté comme base de notre élevage, on se retrouve 4 ans plus tard avec 4 chiens…. Pour une seule portée par génération! Alors imaginez l’éleveur qui n’a pas de mâle chez lui mais 2 femelles qu’il fait saillir 2 fois par des mâles différents et désire garder une descendance. En 4 ou 5 ans il se retrouve avec 6 chiens….. Et l’éleveur qui a 3 femelles et 1 mâle? Bref, la descendance (prochaine génération de reproducteurs) + les reproducteurs actuels + les retraités…. + parfois des chiens de clients en pension…. Et on se retrouve avec plusieurs chiens.

 

Les premiers vieillissent et l’éleveur les garde. Les seconds formeront la prochaine génération…. Voilà comment on construit une lignée de chiens. L’éleveur véritable sait où il va et prévoit ses portées et la descendance longtemps à l’avance afin de construire ces nouvelles générations et sa lignée.

 

Présentement au Québec, des activistes du monde canin, des ignorants en ce qui concerne l’élevage ainsi que des pet lovers (simple amoureux des chiens qui ne s’y connaissent pas en élevage ou en comportement) sont en guerre contre les éleveurs. Prétendants qu’ils ont trop de chiens, qu’ils s’en occupent mal, que trop de chiens sont abandonnés chaque année, etc    ils veulent faire disparaître les élevages et faire en sorte que nos lois soient plus sévères. Mais elles ne frappent malheureusement pas à la bonne porte.

 

Ces gens devraient savoir que la grande majorité des chiens abandonnés ou négligés sont des sans papiers. Combien de chiens enregistrés retrouve-t-on annuellement dans les refuges du Québec? Moins de 2% … Combien de chiens enregistrés retrouve-t-on en animaleries? Encore une fois, moins de 2%.

 

L’éleveur réel aime ses chiens et ne les laisse pas dans les refuges. Il récupère ses chiots ou aide les propriétaires à leur trouver de nouvelles familles. Ses chiots ne se retrouvent pas en animalerie.

 

Certains prétendent qu’en Europe c’est différent et beaucoup mieux car les éleveurs ont souvent que 2-3 femelles et un male. Cette affirmation est complètement erronée.

 

On retrouve énormément de puppymills dans les pays de l’est européen. Ces gens exploitent le chien au même titre que les puppymills que l’on retrouve en Amérique du Nord. Ils écoulent leurs chiots dans les animaleries comme à Paris et ils transportent ses chiots empilés comme des poules qui se dirigent en camion vers l’abattoir.

 

Dans plusieurs pays, comme par exemple en France, l’élevage de chiens est considéré comme un métier. Au même titre que l’agriculteur, il doit se conformer aux lois agricoles en vigueur. Il est donc « producteur de chiens » au même titre qu’un « producteur de bovins, d’ovins, de porc ou de poulet ». Une grande partie de ses revenus vont  servir à payer ses impôts. En fait, en France, un élevage reconnu comme tel vend un chiot et le 2ème est donné au gouvernement sous forme d’impôts. Donc sur une portée de 10 chiots, 5 seront vendus pour payer les frais de l’élevage et offrir un salaire à l’éleveur… les 5 autres seront vendus pour payer les impôts. C’est pour ça qu’en France on retrouve beaucoup d’éleveur multi races ou des élevage de plus de 30-40 chiens de reproduction.

 

Dans certains pays, c’est le club de race qui gère l’élevage. Par exemple pour l’Eurasier en Allemagne, le club émet le permis de reproduction. C’est lui (l’inspecteur en charge) qui décide quels chiens serviront à la reproduction. Le club soumet 2 mâles au propriétaire de la femelle qui doit choisir l’un des 2 ou refuser de faire saillir sa chienne. L’éleveur, peut importe sa formation ou ses connaissances, n’a que bien peu d’importance au bout du compte puisque c’est le club qui décide. L’éleveur qui décide de faire saillir sa chienne par un autre mâle se retrouve avec une portée de chiots de race pure sans aucun certificat de naissance ou pedigree pour le prouver. C’est pourquoi on retrouve maintenant des Eurasiers enregistrés auprès de l’Union Cynologique Internationale (UCI) au lieu de la Fédération Canine International (FCI). C’est un peu comme si au Québec, des chiens seraient enregistrés par le CKC et d’autres par l’association xyz.

 

L’herbe parait toujours plus verte chez le voisin, mais on doit connaître avant de juger.

 

Pour revenir à la France, ils ont un système que j’aime bien. L’éleveur qui produit plus de 2 portées par an et/ou qui possède 5 chiens et plus est obligatoirement un éleveur déclaré et, sous les normes agricoles, il doit impérativement suivre une formation.

 

Voilà ce qu’il faudrait au Québec. Une formation d’éleveur reconnue par le ministère de l’éducation. Cette formation reconnue pourrait donner naissance à un ordre ou un syndicat d’élevage qui serait mandaté pour représenter les éleveurs canins reconnus.

 

Une loi, basée sur ce qui se fait en France, pourrait être mise sur pieds. La personne qui possède plus de 3 chiens ainsi que la personne qui produit 2 portées ou plus par année, doit avoir suivi la formation et être un éleveur reconnu (donc ayant un diplôme d’éleveur). Les municipalités autorisent tous citoyens à posséder de 2 à 3 chiens par unité de logement. Donc passé ce nombre ces municipalités exigent un permis de chenil.

 

Là ou le bat blesse c’est le fameux permis de chenil. D’une municipalité à l’autre les exigences diffèrent. Certaines municipalités autorisent les chenil uniquement en zone verte, d’autre en zone industrielle etc… il faudrait donc une loi provinciale et des normes provinciales et non de simples exigences municipales. Si l’élevage de chien était enfin considéré agricole au même titre que l’élevage de chevaux, de chèvres ou de bovins…. Ce serait beaucoup plus facile pour les éleveurs de s’établir convenablement et aussi plus facile pour les municipalités et le gouvernement pour gérer les chenils du Québec.

 

Acheter une propriété en zone verte ok, mais quand il faut se battre avec les instances agricoles parce qu’on ne veut pas vivre d’élevage de moutons, de chevaux ou de vaches et pour construire un chenil… on a un sérieux problème de gestion des terres agricoles!

 

L’éleveur réel fait tout son possible pour se conformer aux lois en vigueur. Il aime ses chiens et les garde malgré l’opinion de sa famille et de ses amis. Il ne vit pas de la vente de ses chiots. Les ventes ne servent qu’à rembourser une partie de l’argent qu’il aura investi pour acheter ses reproducteurs, payer les saillies, payer les frais vétérinaires et les expositions, élever ses chiots…

 

L’élevage de chiens de race pure n’est pas un élevage lucratif au Québec.

 

L’élevage de chiens sans papiers peut facilement le devenir s’il est fait par des incompétents qui ne respectent pas le chien pour ce qu’il est réellement… un compagnon formidable.

 

Johanne Parent

 

 

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