Projet de loi anti puppymills

Publié le par Johanne Parent

Présentement les pressions faites pour resserrer les lois sont faites contre les bons éleveurs et non contre les puppymills et les backyards. Au lieu de frapper sur les éleveurs, les projets de lois devraient être faits pour les commerçants. Tu vends un chien, tu dois obligatoirement signaler la provenance du chien. La personne qui cède un chiot à l’animalerie voit son nom sur le carnet du chiot. L’acheteur peut donc contacter « l’éleveur » en cas de vice caché (problème d’ordre génétique). L’acheteur qui cède le chien doit aussi donner ce carnet au futur propriétaire qui voit le nom de l’éleveur et celui de l’ancien propriétaire etc…..

 

Pourquoi ne pas obliger les gens à identifier le chien par une micropuce qui serait enregistrée dans un fichier central? Le chien est trouvé sur la voie publique, hop une contravention est émise et envoyée à son propriétaire. Le chien est cédé, ce fichier central est mis à jour et le nouveau propriétaire enregistré. C’est ce fichier central qui pourrait être le carnet d’identité des anciens propriétaires du chien. On a donc son histoire au bout des doigts via internet!

 

Les municipalités n’auraient plus besoin de faire du porte à porte pour vendre leurs médailles. Elles sauveraient des frais car avec la base de donnée, elles tapent le nom de leur municipalité et hop elles obtiennent la liste des chiens qui habitent sur leur territoire!

 

Le propriétaire déménage? Il inclus ce changement d’adresse avec celui de son permis de conduire ou de sa carte soleil. Il a négligé de faire le changement? Il paie une pénalité. Il a cédé le chien mais n’a pas effectué le changement de propriétaire dans la base de donnée? Il écope de l’amende + une pénalité. Bref, il faut responsabiliser les propriétaires.

 

Il y a quelques années, j’avais une pension pour chiens à Carignan. Un gars arrive avec son Labrador noir pour, comme je le pense, le mettre en pension car il part 3 semaines en Floride avec ses enfants. Quand je lui parle d’argent et du dépôt, il me regarde et me dit : « je te donne mon chien pis je dois payer en plus!?! »  

 

« Pardon? Excusez-moi mais que voulez-vous exactement? »

 

« Ben je pars en vacances, j’peux pas emmener le chien. J’te le donne pour que tu le revendes à quelqu’un pis si les enfants en veulent un autre ben le printemps prochain on en trouvera un. »

 

Belle mentalité de considérer son chien comme une chaussette…. jetable à la poubelle après usage de quelques mois!

 

Ce gars n’est aucunement éleveur…. et c’est son chien qui se retrouve au refuge! Comment changer ça et responsabiliser ce genre de crétin?

 

Taper sur les éleveurs n’est pas la chose à faire.

  • obliger l’identification par micropuce ok,
  • tenir un fichier central ok,
  • interdire la vente de chiots en animalerie ok,
  • mieux gérer les annonces classées ok,
  • faire connaître la loi sur la généalogie des animaux par le public général ok,
  • obliger le propriétaire de plus de 3 chiens à suivre une formation d’éleveur (musher, éleveur réel ou refuge) ok

 

Mais toujours casser le sucre sur le dos des éleveurs, là je ne peux pas être en accord car eux, ils décident à qui ils vendent leurs chiots. Ils posent des questions aux futurs acheteurs et si quelque chose cloche, ben ils ne leur vendent pas de chiens! Quand je parle d’éleveurs… je désigne évidemment les éleveurs qui vendent des chiots de race pure enregistrés.

 

Oui il faut légiférer contre les puppymills et backyards, mais pas au détriment des éleveurs réels.

 

Et si une loi provinciale disait qu’il faut avoir suivi LA formation reconnue par le ministère de l’éducation (encore faut-il la créer) pour devenir éleveurs de chiens ou de chats et obtenir un permis de chenil ou de chatterie par la municipalité? Ça ce serait l’idéal, vous ne croyez pas?

 

Que vous soyez éleveur, propriétaire d’un refuge, propriétaire d’une pension ou musher, vous seriez obligés de suivre cette formation et d’obtenir un diplôme. Ce serait, je pense, un grand pas en avant dans la gestion des puppymills.

 

J’ai suivi la formation en Techniques Équines, un DEC!!!! Alors pourquoi pas un DEC en Techniques Canines qui inclus l’élevage et l’éducation similaire à au DEC avec les chevaux? Le diplôme donne donc le droit au détenteur d’être légalement un éleveur et ou un éducateur canin.

 

Ou encore offrons 2 DEP, l’un en élevage canin et félin et l’autre en éducation canine.

 

C’est en formant les gens, en les obligeant à suivre des formations reconnues, que nous pourrons ensuite contrôler ce qui se fait dans le milieu canin au Québec. J’en ai marre de voir des reportages de puppymills et d’éducateurs canins abusifs à la télévision et dans les journaux. Pourtant c’est avec l’éducation que l’on pourrait légiférer sans risques.

 

Chaque fois qu’un  reportage contre un puppymills ou un éducateur canin est fait, il y a toujours des imbéciles qui sont interviewés et qui parlent de choses qu’ils ne connaissent pas vraiment. Une dame impliquée dans le rescue (elle a un refuge) ne connaît rien en élevage ou en éducation, mais donne ses commentaires sur comment les gens devraient garder leurs chiens ou leurs chats.

 

Les incompétents sont partout. Offrons une formation reconnue aux gens qui veulent travailler dans le milieu canin ou félin et ainsi nous auront au moins des professionnels qui sauront de quoi ils parlent.

 

La Techniques en Santé Animale forme des gens pour travailler en laboratoire de recherche ainsi que quelques uns qui travailleront en cliniques vétérinaires. Cette formation n’est aucunement adaptée pour l’élevage ou l’éducation.

 

La formation d’Animalier est conçue pour former des gens capable de travailler auprès des animaux pour l’entretien des cages et des accessoires (chenil, chatterie, animalerie).

 

À quand une formation « Élevage canin et félin » et une formation « Éducateur canin » reconnue?????

 

 

 

Johanne Parent

 

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